Le 15 mai 2007 au cinéma l’Ecran de Saint-Denis : film documentaire « Dans l´ombre d´une ville »

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Le 15 mai 2007 au cinéma l’Ecran de Saint-Denis : film documentaire « Dans l´ombre d´une ville »

Le 15 mai 2007 au cinéma l’Ecran de Saint-Denis : film documentaire « Dans l´ombre d´une ville »

Pour que la langue cesse d’être un instrument de discrimination

L’Association pour le droit à la langue du pays d’accueil s’est fixée l’objectif de faire émerger un droit nouveau : l’accès de tous à la formation linguistique. Car le droit à la langue est un enjeu républicain contre l’exclusion. Dans une pétition nationale lancée en 2001, qui constitue son acte fondateur, elle affirmait que « La connaissance de la langue française est un droit fondamental et primordial pour tous les migrants désireux de vivre en France et de mener à bien leur projet d’installation dans notre pays ». (…) « Apprendre la langue française, c’est le moyen d’accéder à la citoyenneté, sans pour autant renoncer à sa culture et à sa propre langue. Nous pensons que les freins à l’apprentissage du français constituent la première discrimination ». La langue de la société d’accueil est « une nécessité fondamentale pour prendre sa place dans la vie professionnelle, sociale et culturelle » comme l’affirme justement la proposition de loi déposée en mai 2006.

« Dans l´ombre d´une ville » de Lola Frederich et Julien Sallé

Un film documentaire de 52mn

Production: Château-Rouge Production

« Quand je sors de chez moi, je me perds parce que je ne connais personne. On est une personne à part, on ne connaît pas, on ne parle pas. C’est comme si on n’existait pas (…) ». La jeune femme qui témoigne à l’écran est née en Kabylie, dans un village isolé et n’a pu aller à l’école que durant un an et demi. Vivre en France sans savoir lire ni écrire provoquait chez elle « une boule dans le ventre » et des difficultés à suivre la scolarité de ses enfants. Une souffrance qui l’a incitée à suivre les cours d’alphabétisation pour les femmes de son quartier au centre social Accueil Goutte d’Or. Le premier jour, elle a appris à écrire son nom de famille, ce qui lui a permis de donner son identité le soir même à l’accueil de l’hôpital où son mari venait d’être admis en urgence. « Je lui ai dit : c’est la première fois que j’écris mon nom », évoque-t-elle en souriant et on imagine son émotion.

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